Publié dans Culture

Exposition - «  Kabarim-behivavy  », un cri collectif et créatif

Publié le lundi, 17 novembre 2025

Des voix féminines s’élèvent pour rompre le silence et réclamer justice dans l’océan Indien. Le 28 novembre prochain, à l’Alliance française d’Antananarivo, située à Andavamamba, le collectif « Au chant des sirènes » présente l’exposition-performance « Kabarim-behivavy », célébrant la force et la résilience des femmes de la région à travers un mélange de danse, musique, arts visuels et récits mythologiques.

 

Ce projet audacieux, conçu comme un acte de résistance féministe et éco-féministe, cherche à donner la parole à celles dont les histoires ont été longtemps invisibilisées ou marginalisées. Composé de trois artistes originaires de la Grande île et une autre venue de La Réunion, le collectif est né d’une rencontre imprévue à Antsirabe. Leur collaboration, motivée par une volonté commune de faire résonner les voix des femmes, a été rendue possible grâce à une bourse de création octroyée par l’Alliance française, leur offrant ainsi l’opportunité de tisser des liens, de créer collectivement et d’organiser des ateliers dédiés aux jeunes.

Si la performance était initialement prévue en octobre, elle sera finalement dévoilée le 25 novembre prochain, en écho à la Journée internationale pour l’élimination de la violence envers les femmes. Le titre « Kabarim-behivavy », qui se traduit par « parole de femmes », porte une forte dimension symbolique. Dans la tradition malagasy, le «  kabary  » appartient exclusivement aux hommes, un fait que le collectif bouscule en revendiquant ce droit pour les femmes. Leur création met en lumière la figure mythique de la « zazavavin-drano », incarnation d’une puissance féminine libre et protectrice. Elle agit comme un symbole de résilience, inspirée des sirènes vénérées de Madagascar et de l’océan Indien.

Ces artistes féminines croisent leurs univers pour insuffler cette énergie : Chacha, danseuse et chorégraphe, s’exprime avec un corps nourri par le hip-hop et les traditions malagasy ; Faragasy, chanteuse et multi-instrumentiste, explore les chants rituels et les langues locales ; Magali Grondin, plasticienne, compose des décors visuels inspirés de matières naturelles qui dialoguent avec la puissance du texte ; et Kuro, jeune vidéaste, apporte une perspective numérique et moderne. La tournée envisagée dans l’océan Indien reflète cette volonté d’étendre ces voix déterminées au-delà des frontières géographiques pour que l’énergie des femmes de la région résonne comme un message universel.

Si.R

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Editorial

  • Opération délicate
    Le faux et l’usage de faux envahissent l’Administration, grand « A » s’il vous plaît, à savoir le domaine général qui englobe tous les secteurs d’activités de l’Etat ou de la République. Faux et usages de faux, du jargon populaire « fosika », faux diplômes ou certificats de fin d’étude gangrènent presque tous les Corps de métier de l’Administration entre autres les départements clés comme l’Enseignement supérieur, l’Education nationale, la Justice, la Régie financière, les Forces de défense et de la sécurité (FDS), etc. Les concours d’entrée dans l’administration publique sont infestés de faux dossiers. Des diplômes de Baccalauréat, de Licence, de Master I ou II se trouvent les plus menacés. Il y a eu même certains de faux diplômes de Doctorat !

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